L’annonce de Légendes Pokémon Z-A devait être un événement majeur. Un renouveau pour la licence, une claque visuelle, un pas de géant pour Game Freak… Mais à la place, on a eu un trailer qui sent le réchauffé, des graphismes sortis d’une époque révolue et une réalité sociale dystopique à Illumis que même Pokémon ne cherche plus à cacher.
Un nouveau système de combat pour cacher la misère ?
Game Freak nous fait miroiter un système de combat en temps réel qui, soyons honnêtes, aurait dû exister depuis longtemps. Oui, vous pourrez déplacer votre Pokémon, esquiver et contre-attaquer. Mais qui a demandé ça en premier lieu ? Depuis des années, les joueurs réclament des graphismes dignes de 2025, une finition technique à la hauteur et un monde vraiment ouvert. Mais non, priorité aux artifices de gameplay pour nous distraire du véritable problème : un moteur graphique qui semble être resté coincé à l’ère de la Nintendo DS.
Dès la sortie du trailer, les réseaux sociaux se sont enflammés. “Graphismes de 3DS”, “Jeu mobile”, “J’ai vu mieux sur Game Boy”… Et on ne peut pas leur donner tort. Pokémon est la franchise la plus rentable de la planète et pourtant, elle continue de ressembler à un projet étudiant en première année de 3D.
Illumis, ou comment Pokémon nous met face à une dystopie bien réelle
Les joueurs les plus attentifs ont remarqué un détail glaçant dans la ville d’Illumis. Alors qu’on nous vend une utopie où humains et Pokémon cohabitent en harmonie, certains ont repéré… des bancs anti-sans-abri. Oui, vous avez bien lu. Dans un monde où des créatures magiques coexistent avec les humains, la ville a quand même jugé utile d’empêcher les plus démunis de trouver refuge.
La critique n’a pas tardé : “La bienveillance s’applique aux Pokémon, pas aux humains”, ironise un internaute. “J’attends la quête où l’on instaure un état policier avec lois draconiennes”, ajoute un autre. Entre deux combats de Pokémon, faudra-t-il aussi gérer une crise sociale ? Game Freak aurait-il créé sans le vouloir la satire politique la plus grinçante du jeu vidéo ?
Une licence qui roule sur l’or mais refuse d’évoluer
Pourquoi un tel manque d’ambition ? La réponse est simple : The Pokémon Company n’en a rien à faire. Leur modèle économique est basé sur un calendrier ultra-serré : nouvelles générations, nouveaux jeux, nouveaux boosters de cartes à collectionner… Tout doit sortir à une cadence infernale pour alimenter la machine à fric.
Game Freak, un studio de taille relativement modeste, n’a ni les moyens ni le temps d’innover techniquement. Résultat : des jeux bâclés, des bugs honteux, et une communauté qui râle… avant de finalement craquer et acheter quand même. On l’a vu avec Pokémon Écarlate et Violet : malgré des performances catastrophiques, le jeu s’est vendu à plus de 24 millions d’exemplaires.
Alors pourquoi se fatiguer à faire mieux quand les joueurs continuent d’acheter n’importe quoi, aveuglés par la nostalgie ?
Et maintenant ? Un avenir toujours aussi moche mais rentable
Soyons clairs : Légendes Pokémon Z-A se vendra par palettes entières, peu importe les critiques. Entre les méga-évolutions, l’ambiance nostalgique de Kalos et la promesse d’un “gameplay révolutionnaire”, les fans tomberont encore dans le panneau.
Pendant ce temps, Game Freak continuera de nous servir des jeux techniquement indignes, et The Pokémon Company comptera ses milliards pendant que nous, joueurs, nous nous contenterons de dire “ils auraient pu faire mieux”… avant de précommander quand même.